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Ecrit par Dr. Ikbal Al-Fallouji.
Il est à noter que cette analyse n’a pas pour objectif un but politique susceptible de prendre position en faveur d’un Etat au détriment d’autres. Notre seul but est de présenter un exposé pour évaluer la base juridique selon lequel l’embargo avait été imposé contre l’Irak depuis déjà cinq ans.
Il est évident qu’une telle analyse ne saurait éviter un croisement avec la réalité politique. Cette situation rend notre tache difficile. Malgré tout effort d’impartialité, il faut reconnaître le fait que la position officielle irakienne s’approche, voir même, s’identifie, à celle de la partie la plus lésée, à savoir le peuple irakien. Quelque soit l’explication donnée à cette identification, Il est inadmissible de garder le silence à l’égard d’un problème d’une telle gravité, où sont impliquées les considérations juridiques et morales. L’attitude, vis à vis d’un gouvernement déterminé ne saurait justifier le silence, à l’égard d’un embargo si contesté sur le plan juridique et moral.
Nous subissons aujourd’hui l’amertume d’une réalité extrêmement grave: L’embargo contre l’Irak tue massivement les innocents. Or cet embargo ne serait si efficace, sans sa stricte application par les pays voisins. Il est incontestable que l’attitude de ces pays arabes et musulmans est déterminante quant au succès de cet embargo.
Il reste à savoir s’il existe des justifications juridiques et morales suffisantes pour des mesures pratiquement assimilables aux peines collectives. Certes, L’occupation de Koweït représente une violation grave à la légitimité internationale, ainsi qu’aux principes de bon voisinage entre pays liés par des valeurs, profondément, communes. Mais cela ne saurait justifier la vengeance contre un peuple innocent. La réciprocité dans l’illégitimité n’est point justifiable. Une évaluation objective des résolutions touchant la survie d’un peuple est indispensable.
Après cette introduction imposée par l’interpénétration entre les divers facteurs juridiques, politiques et moraux, revenons aux considérations d’ordre principalement juridique.